Mon travail est pluridisciplinaire, principalement porté par l’écriture manifestée dans le cinéma et la performance. Mêlant des ambiances de conte, l’esthétique d’internet, une liturgie médiéval sertie de technologies, il suit le fil rouge de fictions et des personnages qui en sont issus. La parole, le chant y trouvent des chemins multiples : les narrateur.ice.s racontent, en voix off, au micro, sur scène depuis l’espace parallèle d’un film, en chœur, accompagné.e par des doubles, des amant.es, des monstres iels chantent, discutent depuis des réalités qui jouxtent et se télescopent, les univers se prolongent d’une forme à l’autre, se déforment et renchérissent comme des boucles psychédénalytiques.
Les performances incarnent un cinéma live à l’espace scénique doublé d’écrans de projection : vortex laissant des figures s’échapper ou côtoyer les performeur.euses depuis l’intérieur.
Les films souvent pratiquent la mise en abyme et le mélange de la réalité aux fantasmes, percés eux aussi d’écrans qui dévient le cour des choses.
C’est par un bizarre de l’ordinaire, du surréalisme dans l’humour et de l’inexplicable qui ne fait pas trop sourciller des personnages au genre non-conformes que j’avance un contrepoint aux normes occidentales hostiles à l’altérité.
Dans mon travail les personnes queers, les artistes, les imaginaires sont aux prises avec le capitalisme et cherchent une voie de non compromission, mais bien souvent se perdent. Tout le monde circule entre les différentes strates de la réalité éclatée du monde contemporain, prosaïque, désenchanté, avec l’ambition d’y trouver -d’y creuser- des trous de lapin.
Développé avec Berta.me